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Madame de Villedieu (IHRIM - UMR 5317) Portails : www - étudiants - personnels Madame de Villedieu (IHRIM - UMR 5317)

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Beauchamps (Pierre-François Godard de)

 

 

  

Mme de Villedieu

  

1662. 1665.

MARIE-CATHERINE-HORTENCE DES JARDINS, connuë sous le nom de madame DE VILLEDIEU, née à Alençon en 1632, morte à Clinchemaure, à 4 lieuës de cette ville, au mois d'octobre 1683 de l'academie des Ricovrati de Padoue.
Manlius, T. dédiée à Mademoiselle, in-12, 1662, Paris, Gabriel Quinet. P. du 27 septembre, ach. d'imp. le 27 octobre.
Nithetis, T. dédiée à monseigneur le duc de S. Aignan, pair de France, avec un billet au même, en prose & en vers, in-12, 1664. Paris, idem, priv. du 7 septembre 1663 ach. d'imp. le 19 décembre.
Le favory, T.C. in-12, 1665. Paris, idem, priv. du … 1665 ach. d'imp. le 10 octobre.
Erixene, T.
L'auteur de la B. des T. dit qu'on lui attribuë Alcidalie, T., Carmante, T.
On ne connoit point ces deux pieces, mais seulement Alcidamie & Carmante, romans.
Les trois premières se trouvent tome 2, du recüeil general de ses ?uvres, in-12, 1702, Paris, 10. Vol. la veuve Barbin.
Les mêmes, in-12, 1720, 12 vol. par la compagnie des libraires.
Voïant qu'elle avait peu de bien à attendre de son père qui étoit prevôt d'Alençon, elle vint jeune à Paris ; elle y épouse Boesset, sieur de Villedieu, capitaine au régiment dauphin infanterie, fils de Boesset, maître de la musique de la chambre du roi. Bien-tôt après aïant consenti que ce mariage fut déclaré nul, elle épousa M. de la Chatte, & en troisiémes nôces un de ses cousins, appellé comme elle des Jardins ; malgré ces changemens de nom, elle retint celui de Villedieu, sous lequel on la connoit dans le monde ; elle avoit plus d'esprit que de beauté ; la plûpart de ses ouvrages ne sont point achevés ; son stile est vif, mais trop libre pour une (p. 236) femme. Le dérangement de ses affaires l'obligea de se retirer à la campagne, où elle mourut. On trouve dans le recüeil des poësies choisies de Barbin les vers suivans qu'un bel esprit avoit faits pour elle.

Plus je relis ce que vous faites,
Plus je connois ce que vous êtes ;
Il ne faut que vous mettre en train,
Tout le monde, Iris, vous admire.
Si les Dieux se mêloient d'écrire,
Ils emprunteroient votre main.
Vous faites des choses si belles,
Si justes, & si naturelles,
Que votre stile est sans égal.
Sans cesse je vous étudie ;
Qui peut être votre copie,
Passe pour un original.

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mise à jour le 5 janvier 2014


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