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Les Amours des grands Hommes (1671-1672-1680)

 



Résumé (pdf) des Amours des grands Hommes dans l'encadré
Documents ►

LES AMOURS DES GRANDS HOMMES[1]

 

PREMIÈRE PARTIE

 

SOLON : (pp. 1‑30).

« L’Amour trouve le secret d’apprivoiser la sagesse la plus austère et de quelques maximes dont un cœur se fortifie, il a toujours des endroits mal défendus dont cette passion sait trouver le défaut. »

Solon, du sang illustre de Codrus, a été contraint d’aller chercher fortune à l’étranger, en raison des prodigalités de son père. Il revient dans sa patrie au moment où elle dispute Salamine à Mégare. Alors que Pisistrate penche vers les concessions, Solon opte pour la fermeté, car il a des raisons personnelles de vouloir que l’île revienne à Athènes : Orgine, fille d’Amphiclès qui commande en ce lieu, a séduit son cœur ; il veut l’épouser, mais, comme un article des lois de Dracon stipule que les enfants de race royale ne peuvent s’allier qu’à des ressortissants athéniens, une guerre de conquête paraît la seule solution à ses peines. Le crédit de Solon est assez grand pour qu’il fasse entreprendre l’expédition.

Après la victoire, on cherche en vain Orgine dans la ville soumise : Amphiclès « était sorti de Salamine à la faveur d’un déguisement sans autre suite que sa fille et une jeune esclave qu’il aimait ». Solon renonce alors à l’annexion et, cette déception passant pour modération, ses concitoyens offrent la couronne à ce généreux vainqueur. Il la refuse (harangue p. 6). Pareille magnanimité rallie tous les suffrages, même celui de Pisistrate qui juge adroit de feindre. Il donne donc en l’honneur de son adversaire un grand festin, au cours duquel Solon remarque

« une escarboucle d’une beauté singulière qu’il crut reconnaître pour l’avoir donnée à Orgine à son départ de Salamine ». (p. 8)

Aux questions de son hôte, Pisistrate répond sans difficulté : il tient prisonnière Orgine, son père et son esclave, et la jeune princesse l’a conquis. Cet amour est partagé, comme le montre assez le don de ce bijou.

Rentré chez lui désespéré, Solon y trouve Thalès de Milet venu lui apporter un trépied d’or de la part des habitants de l’île de Cô (Chio), prix décerné au plus sage des Grecs ; mais il s’en juge indigne, car il avait eu autrefois « dans sa grande jeunesse » une fille

« dont l’horoscope annonçait qu’elle serait un jour la cause fatale de la servitude de sa patrie ». (p. 13)

Le philosophe athénien ne s’estime pas au‑dessus du milésien, et tous deux déplorent la faiblesse humaine :

« Elle est répandue dans tous les hommes également, et l’apparence seule met quelque différence entre eux. Nous n’acceptons pas la véritable sagesse : nous n’acceptons que l’art de feindre ». (p. 14)

Orgine réussit, dans sa captivité, à faire parvenir une lettre à Solon, lui fixant un rendez‑vous ; mais avant l’heure choisie, Pisistrate emmène ses captifs hors de la ville. L’amant d’Orgine fait alors décréter contre ceux qui retiennent clandestinement des Salaminiens, mais l’adroit rival a pris les devants, fuyant en Argos avec ses captifs ; il a toutefois laissé à Athènes la jeune esclave. C’est devant elle que se trouve Solon, venu constater son malheur… qui devient bonheur extrême : car Orgine, par prudence, s’était fait passer depuis longtemps pour l’esclave de son père, et « l’aventure de l’escarboucle, dit‑elle, n’est qu’une ruse innocente pour vous avertir du lieu où j’étais. »

Thalès achève d’informer son ami des raisons de son voyage : il venait lui annoncer aussi une nouvelle accablante : cette fille, nommée Hyparette, que Solon faisait secrètement élever dans une île de la mer Egée, a été enlevée par des pirates. Mais une conversation avec Orgine, pour qui Solon vient de composer des Lois d’amour, révèle que l’esclave Salaminienne et Hyparette ne font qu’une seule et même personne. C’est d’elle que Pisistrate est épris, et qui va être cause d’une entreprise de ce dernier contre sa patrie, car Athènes, irritée de sa fuite, avait décrété contre sa personne et ses biens. L’horoscope n’a pas menti.

Solon, « trop touché des malheurs que sa prévoyance lui annonçait », ne peut « se résoudre à en être le témoin »... « Il se bannit volontairement de l’Attique et fit ce long voyage dans tous les royaumes de Grèce que ses avis à Crésus rendent si mémorables ».

« Les Auteurs secrets, dont j’ai tiré ceci, ne m’apprennent point si Orgine suivit Solon je veux croire, pour la gloire du Sage, que sa folie ne fit pas tant de chemin ; c’est assez qu’il ait aimé et que son Amour ait été la cause innocente de la servitude de sa patrie ».

 

SOCRATE : (pp. 30‑64).

Ce philosophe, qui n’est « ni galant ni bien fait » ne peut venir à l’amour que séduit par la vertu, en l’occurrence celle de son élève Timandre, « nouvelle Héloïse », d’origine phrygienne : sa beauté lui donne plus de mérite qu’à une autre dans sa résistance aux sollicitations du vice. Le philosophe a dessein de faire d’elle, à l’entendre

« un axiome vivant que les arguments de nos libertins n’auront pas l’audace d’attaquer ». (p. 33)

« Ces préceptes ne devaient alarmer que la galanterie, et toutefois ils alarmèrent l’amour conjugal ». Myrto, épouse acariâtre de Socrate, prend ombrage de ces relations :

« Quand on veut donner des leçons de vertu, on ne choisit pas des écolières si belles et si jeunes ». (p. 35)

Pour plus de sûreté, elle tente de mettre Alcibiade dans son jeu, et lui dépeint cette intrigue avec volubilité, « jusqu’à ce que le défaut d’haleine la contraignît au silence et à se retirer ». Le disciple, expert en la matière, croit effectivement reconnaître chez son Maître des symptômes non équivoques, mais les discrètes remarques qu’il se permet s’attirent cette réponse :

« La médiocrité de ma fortune assure ma tranquillité ; je ne regarde la beauté que comme un effet de la nature qui m’élève à la connaissance de sa cause, et trouvant des matières d’exercer ma vertu dans ce qui corrompt la vôtre, c’est de ce naufrage que j’apprends à me tenir dans le port ». (p. 37)

Alcibiade, piqué de curiosité, s’habille en Phrygien et vient frapper à la porte de Timandre, mais il constate que Socrate fait garder son élève par une vieille Astrologue, Aglaonice, aussi laide que Timandre est belle. Il n’empêche qu’elle s’émeut de désir en voyant le séduisant éphèbe et se fait passer à ses yeux pour la protégée de Socrate : ce qui retient le grand homme à ses pieds, lui explique‑t‑elle, c’est la science astrologique « qui contient la destinée de plusieurs empires ». Elle s’offre évidemment à dévoiler l’horoscope de son visiteur, mais l’inanité des révélations, jointe à l’aspect de la dame, achèvent d’édifier le disciple sur les goûts de son maître, « au discernement si peu délicat ».

Socrate, mal satisfait qu’on eût laissé voir la jeune beauté, s’en vient faire des reproches à Aglaonice, mais la conversation est surprise par Timandre qui, dans ces conditions, décide de tirer Alcibiade d’erreur. Elle lui adresse un billet par un esclave, mais ignore qu’au même moment, Aglaonice fait des avances écrites au même destinataire. Ce dernier confond naturellement les deux messages, qu’il rapporte à la même source, et charge sa nourrice Amycla de remettre en mains propres un congé dépourvu de toute aménité. Timandre, inquiète de ne pas avoir reçu de réponse à son billet, voit arriver Amycla, qui ne trouvant pas l’astrologue au logis, remet à la jeune fille, seule pour une fois, le billet de son maître : elle le refuse fièrement. La joie qu’Alcibiade ressent de ce geste fait deviner à la messagère qu’il y a eu erreur d’adresse ! Voici le galant au désespoir d’avoir manqué la vraie Timandre. Profitant donc d’une absence de Socrate, il flatte Aglaonice, et l’attire par un faux rendez‑vous dans les jardins de l’Académie, cependant que le rusé peut pénétrer tranquillement chez la belle. Il s’empresse aussitôt de la détacher de Socrate :

« Vous, belle Timandre, qui êtes faite pour être adorée de tous ceux qui vous approchent, vous renversez l’ordre du Ciel quand vous ensevelissez vos talents dans une retraite qui les rend inutiles... » (p. 57)

Mais durant ces beaux discours, Aglaonice se morfond à l’Académie, et Socrate qui avait eu vent du rendez‑vous, vient se faire un plaisir de le troubler. Les mêmes jardins voient arriver Platon, qui, un flambeau à la main, cherche un manuscrit perdu : à la faveur de cette clarté, le philosophe reconnaît Aglaonice et devine la vérité. Mais ce n’est pas tout. Socrate avait été suivi par Myrto, qui lui fait aussitôt une scène de jalousie. Sans y prendre garde, il se hâte d’aller retrouver Timandre, pour y trouver encore Alcibiade qui ne peut se détacher de la jeune beauté. Ce dernier oblige le maître, jusqu’ici inconscient, « à faire une petite revue sur lui‑même », mais le prie de lui laisser le privilège d’aimer Timandre. Accablé, le philosophe se rend à l’évidence :

« …Si j’en crois mes Mémoires satiriques, ce fut le déplaisir que Socrate conçut de cette aventure qui lui fit supporter la mort avec tant de fermeté ».

Quant à Alcibiade, « ce fut pour cette même Timandre qu’il mourut peu de temps après, comme l’Historien de sa vie en témoigne ».


SECONDE PARTIE

 

JULES CÉSAR : (pp. 64‑96).

C’est par politique que César a épousé la sœur de Pompée, Pompéia, qui aime en secret Publius Claudius, tandis que de son côté Pompée a épousé Murcie, la maîtresse de César.

« César n’aima pas moins Murcie étant femme de Pompée qu’il l’aimait avant que de l’être, et Claudius ne s’en crut pas plus malheureux pour voir Pompéia l’épouse de César. Le seul défaut des commodités apportait quelque changement à leur fortune ». (p. 66)

Mais arrive la fête de la Bonne Déesse, qui, en l’absence des consuls, doit se célébrer chez César, alors préteur. Sachant son épouse immobilisée par ces célébrations réservées aux femmes, il fait savoir à Murcie d’avoir à se trouver dans la chambre de Pompéia. En se rendant à ce rendez‑vous, il entend à travers la porte la voix de son épouse, qui finit par s’éloigner. César entre, étreint un corps féminin (du moins le croit‑il), mais reconnaît bien vite Claudius travesti ! La présence de Claudius en ces lieux est sacrilège, comme le fait malheureusement remarquer Alba, l’une des femmes d’Aurélie, qui présidait aux cérémonies. Le coupable est déféré au Censeur, sans que César, qui craint d’être compromis du même coup, puisse rien faire pour le défendre : il s’attend même à ne pas être ménagé par la déposition du prévenu.

C’est néanmoins une chance pour Claudius que de devoir être jugé par Caton : non seulement ce dernier « aimait ce jeune homme, tout téméraire qu’il le trouvait », mais il se trouve que la sœur de Caton, Servilia, est la grande amie de l’accusé, « la dépositaire de tous ses secrets ». Ayant inutilement aimé César, elle flattait par dépit la passion de Claudius pour Pompéia, et « elle passe jusques à la fureur » en apprenant par cette aventure que Murcie était aimée de celui qui était, pour elle, resté de glace.

De son côté, César est pris entre la « rage » d’avoir été trompé, et « ce qu’il devait à la gloire de Murcie » ; il décide de se borner à une visite chez Pompée, où il se plaint de l’inconduite de sa sœur. Mais Servilia essaie d’exploiter la situation à son avantage : elle adresse à celui qu’elle aime toujours une lettre compromettante, malheureusement interceptée par Caton qui la lit en plein Sénat. Fort gêné, César croit prudent de feindre, car Servilia, dans la conjoncture présente, peut lui être utile : il lui répond donc obligeamment. Cette réponse a le même sort que le précédent message, et Caton, qui en a pris connaissance, y voit « une persévérance à l’offenser ». Il décide de « venger cette injure en apprenant à Pompée le mépris que César faisait de sa sœur ». (p. 81)

Les deux pièces à conviction sont remises à l’intéressé, qui ne fait que rire des frasques de son beau‑frère ; il les raconte plaisamment à son épouse Murcie, qui change de couleur ! César arrivant sur ces entrefaites, Pompée, « qui était en humeur de se divertir » fait semblant d’être fâché « du tort que César fait à sa famille ». Troublé, ce dernier ne sait se défendre qu’en commettant maladroitement le nom de Murcie, qu’il feint ensuite d’avoir prononcé par plaisanterie. Mais Pompée devient « rêveur », malgré les efforts de son épouse pour lui faire prendre le change. Désireux de s’éclaircir, il cherche à obtenir de Servilia un entretien sans témoin, et la fait prévenir par Pompéia d’avoir à se trouver dans un jardin qu’il possédait près du Tibre. Tandis que la messagère de Pompéia se rend chez l’amie de sa maîtresse, Murcie, fort inquiète, était justement en conférence avec César et Servilia dans le même jardin : aussi répond‑on à l’esclave que la destinataire est déjà partie là où on l’attend. Intrigué, Pompée s’y rend à son tour et entend César proclamer son amour pour Murcie, tout en expliquant à Servilia que ces « sentiments n’étaient pas incompatibles avec une galanterie plus utile ». Servilia ne se laisse pas impressionner, car elle sait de Claudius même avec quelle passion le galant avait étreint la fausse Murcie. Cependant elle finit par promettre sa discrétion dans l’espoir que César, ému par tant de générosité, abandonnera Murcie pour elle : d’ici là, elle souhaite être récompensée « de quelques marques de complaisance, feintes ou véritables ». Or pendant cette négociation, Pompée est caché derrière une palissade d’où rien ne lui échappe. Il paraît dès la fin de la conversation, et Servilia, passant de la résignation à une maligne joie, raille la déconvenue des deux amants. Puis s’adressant au mari décontenancé, elle lui déclare :

« Entre gens qui s’aiment comme vous vous aimez, César et vous, il ne doit rien y avoir de réservé ». (p. 93)

Mais Pompée se montre intraitable. Pour se venger de sa rigueur, César répudie Pompéia, et ce geste sera le germe des futures guerres civiles ; par ailleurs, il suscite à Claudius, l’amant de son épouse, une inimitié célèbre, celle de Cicéron, dont l’éloquence lui vaudra l’exil. Pour lui, il remplit la terre de ses prouesses, amoureuses s’entend, dont l’énumération préfigure le catalogue de Leporello.

 

CATON D’UTIQUE : (pp. 96‑130).

Caton, réconcilié avec Pompée, lui raconte comment il en est venu à « céder » son épouse Martia à Hortensius, « par un contrat dans les formes ». Au départ, leur entente conjugale dépassait toutes les espérances : Caton découvrait une « femme spirituelle », et Martia un époux « divertissant dans le particulier ».

« J’avais une confiance entière aux assurances de Martia, elle aurait pu me trahir à mes yeux sans crainte d’être convaincue. Elle s’aperçut sans doute de cette prévention et ne voulut pas la laisser inutile ». (p. 99)

Pour s’introduire dans la maison de Caton, Hortensius feint de courtiser Porcia, sa jeune sœur :

« Mon épouse n’en concevait aucune jalousie ; elle était si bien tombée d’accord de ses conditions avec son amant que tout ce qu’il faisait pour Porcia était mis en compte par Martia ». (p. 101)

Mais Hortensius semble s’intéresser aussi à Livie, fille de Drusus ; Martia, cette fois, conçoit de la jalousie et se laisse aller à écrire à son amant une lettre dépitée. Elle va y apposer sa signature lorsque l’époux rentre de voyage plus amoureux que jamais : il lit par‑dessus son épaule, mais l’adroite Martia, persuadée « que la finesse n’est jamais si bien cachée que sous les apparences de l’ingénuité » (p. 103) prétend qu’elle recomposait de mémoire la lettre que Porcie venait d’adresser à Hortensius, pour se plaindre de son infidélité. Sans tarder, Caton, qui ne prend pas l’affaire à la légère, s’en va morigéner le coupable, en produisant la pièce accusatrice. La signature de Porcie, délibérément substituée à celle de Martia, représente pour Hortensius un message chiffré qu’il interprète aussitôt comme il convient : il charge l’innocent intermédiaire de protestations d’amour à toute épreuve !

Mal satisfaite néanmoins de la conduite de son amant, Martia le fait observer par Caton, toujours sous couvert d’un manquement possible à Porcia. Hortensius s’en aperçoit, et affecte prudemment d’être incivil avec Livie, attitude qui lui vaut les remerciements émus de Caton. Hortensius ne peut se retenir de rire.

Durant la campagne qui précède les élections au consulat, Caton est blessé dans une rixe, et va se faire panser chez la nourrice de Martia, où il découvre les deux amants. Il s’évanouit. On le ramène chez lui et Martia tente de se faire pardonner en affirmant que cette « conversation » préludait à une rupture. Personne n’est dupe, aussi Munatius, confident de Caton, lui conseille‑t‑il d’abandonner Martia à ses amours :

« Elle le traitera sans doute comme elle vous a traité, et quand il serait assez heureux pour s’en sauver, il aura du moins le déplaisir de s’imaginer que vous méprisez Martia, puisque vous la lui abandonnez ; cette pensée diminuera son bonheur … et votre indifférence apparente produisant un dégoût effectif dans le cœur de ce nouvel époux, il vous vengera de la trahison de Martia… » (pp. 117‑118)

Caton s’est rendu à ces raisons, mais, depuis qu’il a signé au contrat de mariage des deux amants, il a conçu un grand mépris pour tout le sexe.

Pompée voudrait bien pour sa part être aussi philosophe. Amoureux éperdu d’une jeune Flore, modèle d’un peintre qui l’avait représentée sous les traits de Léda, l’adversaire de César a d’abord été comblé, et préféré même au noble Métellus, que Flore, bien que fille d’artisan, avait éconduit. Mais cette jeune beauté a ravagé le cœur d’un ami très cher de Pompée, Geminius, qui se meurt d’une passion inassouvie. Compatissant au‑delà du raisonnable, l’amant invite sa maîtresse à se montrer quelque peu charitable. D’abord révoltée, elle se soumet par obéissance et à seule fin d’arracher à la mort l’infortuné jeune homme. Il n’est d’ailleurs autorisé qu’à parler de son amour, et à tenter une aventure que la fermeté de Flore, Pompée en est convaincu, condamne à un échec certain. Mais le malade est si bien guéri que le médecin se trouve accusé de trop de diligence. Pompée rompt avec la jeune fille qui « pensa perdre la vie » du remords d’avoir été trop soumise.

« L’idée de cette trahison m’a donné des dégoûts que je n’ai jamais pu vaincre… Je suis né délicat, et selon moi, le véritable amour est incompatible avec le partage d’un cœur ».



[1] Edition Claude Barbin t. V pp. 1‑130 ; ces deux histoires comportent 5 lettres, 1 pièce de poésie, 1 harangue en prose.




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mise à jour le 28 octobre 2014


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